• /!\ Contiens de la violence explicite, des thèmes choquants et une scène de "suicide" /!\

    Évangeline fit à voix haute, ignorant sa conscience lui disant que chuchotter serai plus sûr, étant donné la probablité environ égale à 49% qu'un ennemi dans les parages l'entende :

    " Il n'y a plus aucun espoir. L'Empire Shravr est constitué de beaucoup trop de gens dans beaucoup trop d'armées et de notre côtés nous sommes les seuls survivants. Une idée de ce qu'on peut faire ?"

    La jeune fille de 15 ans se retourna en souriant, tout en clignant des yeux pour tenter d'évacuer le sable que le siroco avait foutu dans ses yeux quelques minutes plus tôt. 

    Personne ne lui répondit.

    C'était normal, évident en fait. Car Évangeline ne parlait à rien d'autre que des piles de rochers de taille variable, sur lesquelles elle avait mis les affaire de ses amis et coamardes de résistance décédés. Mais l'adolesecnde continua de parler, comme en réponse à quelque chose que personne n'avais jamais dit :

    " Ouais, bonne idée. Je via tenter de retrouver Millers, il dot être vivant. Bon bah j'y vais du coup. On se retrouvera quand j'aurai trépassé !"

    Elle s'approcha d'un des tas de rochers avant de partir. Le moins haut, celui surlequel le doudou de son petit frère Loki et son chapeau étaient posés. Ce tas de rochers représentait évidemment le petit graçon, décédé trois semaines auparavant, avant même d'avoir fêté son neuvième anniversaire.

    Sa grande soeur lui sourit gentilment en enfonçant un peu plus le chapeau sur la petite pierre censée représenter la tête de Loki, comme pour lui dire qu'elle le rejoindrai bientôt.

    Puis elle sortit du "camp", de toute façon en ruines. Elle était totalement à découvert, mais étant donné que celui qu'elle cherchait était peut-être mort, elle s'en fichait. Royalement.  Pourtant, elle risquait chaque seconde de se faire mitrailler par un Shravrien qui défendait son enmpire.

    Elle arriva finalement dans un endroit où les pierres au millieu du sésert avaient laissés place à de l'herbe brûlée par la chaleur entre deux endroit où la terre restait nue, parfois craquelée, toujours par la chaleur, et où des buissons morts sans feuilles demeuraient, souvenirs d'un aucien temps.

    C'est à cet endroit qu'elle trouva Millers. Celui-ci était étendu négligement sur un rocher au beau millieu de tout, autant à découvert qu'Évangeline. Elle lui demanda en s'approchant de lui, constant que sa poitrine se soulevai à un rythme régulier, signe qu'il était encore vivant - et probablement conscient - :

    "Bah alors, tu comptais mourrir lâchement ici, cramé par le soleil ou buté par l'Empire ?"

    Millers hoche la tête, puis s'assoit sur le rocher. Son chapeau dissimule son visage blanc comme un cul, à force de rester enfermer sous terre pour échapper à l'empire. Ses vêtements sont sales et froissés, et il n'a plus aucune arme sur lui.

    L'adolescente lui répond alors :

    "ça te dis de venir mourrir en 'héro' avec moi, vu qu'on va de toute façon se faire buter ?"

    Millers se contente de se pencher pour écrire avec son doigt dans la terre les mots suivants en lettre tremblantes :

    "J'ai trop peur pour mourrir en héro ou devenir mon propre assasin. Alors j'attends ici que les autres s'en chargent."

    Évangeline lui sourit en lui répondant :

    "Alors je t'aiderai à mourrir en héro. En héro pour les notres ! Nous mourrons en plongeant nos enemis dans la terreur, la terreur de nous voir revenir ! La résistance, enfin ce qu'il en reste, donc nous, allors nous jeter dans la gueule du loup pour faire un doigt d'honneur à ceux qui s'autoproclament bonnes personnes et aux dieux qui déversent leur haine sur nous ! Mourrir, oui, mais pour aller en enfer, peut importe, mais avec le sourrire et sans abandonner nos idéaux !"

    Millers dessina un emoji content sur le sol puis écrit la réponse suivante :

    "Merci de m'y aider. Allons donc mourrir."

    Elle lui sourit en lui tendant sa main, qu'il attrapa, pour l'emener avec elle vers la base des ennemis.

    Sur le chemin, ils sautaillaient en faisaient le plus de bruit possible, en souriant. Tels des gamins inconscient de la mort qui les attendais patiemment, mais pourtant, parfaitement conscients de leurs actions et de leurs conséquences.

    Millers, étant muet, ne pouvais pas crier. Alors Évangeline cria pour eux deux, en répétant inlassablement cette phrase, celle que le dirigeant de la rebellion et grand frère évidememt décédé de Millers, avait prononcé juste avant de mourrir :

    "Alors, ça fait quoi d'être une personne que tu n'as jamais voulut être ?!"

    Ils courrurent et sautèrent partout, inépuisable, pendant encore une trentaine de minutes avant d'atteindre la porte de la grande citée Shranrienne, en débarquèrent dedans incognito, passant par la porte grande ouverte car les Shraniens les pensais absoulemnt tous morts.

    Personne ne reconnut Évangeline, qui avait mis sur sa tête de chapeau de Millers afin qu'elle ne soit pas tuée sur le champ. Quant à Millers, son visage était exposé mais tellement peu connu des Shranriens qu'on ne le reconnut pas non plus.

    Arrivés en plein millieu de la grande place de la cité, Évangeline retira le chapeau de Millers et lui rendit avant de huler à la cité entière, tout en serrant la main de Millers qu'il avait placé dans la sienne :

    " Mort à l'Empire ! Vive la résistance ! Que votre roi de merde aille se faire PENDRE !!!"

    Comme prévu, ce furent ses dernières paroles. Elle n'eu que le temps de sourrire à Millers et de contempler quelques secondes le sourrire en retour de celui-ci qu'une balle lui arriva en plein dans le crâne, et qu'il arriva la même chose à Millers.

    Elle tomba en murmurant :

    "Alons joyeusement faire la fête en Enfer !"

    Puis ne se releva plus jamais, Évangeline venant de décédé, Millers aussi, à peine quelques seconde après la jeune fille.

    Près d'eux, les habitants fixianet leurs cadavres, une seule et unique expression sur le visage :

    La terreur.

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  • Que ce soit derrière la télé ou devant mes yeux,
    Ou même dans les rues, quelle vie futile est-ce ici ?
    Des filles qui pleurent, des pyromanes qui mettent le feu,
    Des prêtres qui prient, des gens qui rient,

    Des gens qui applaudissent quand leur camarade tombe,
    Personne ne l'aide à se relever, et il leur offre un faux sourire.
    Un One Man Show, avec des fans qui arrivent en trombe,
    Un Otaku isolé qui lit seul un manga apparemment à mourir de rire,

    Tous pensent savoir ce qu'est la joie et pourtant des fois,
    Non, souvent, ils ont l'impression de ne plus arriver à respirer,
    "Mais peut-être est-ce différent pour moi ?"
    Mais non, on est tous pareil avec notre égocentrisme exagéré.

    "Allez, on se revoit plus tard !"
    mais pourtant, ça rime avec ça :
    " Va te faire foutre connard !"
    N'est-ce pas ?

    ~

    1,2
    Quelqu'un meurt de l'autre côté de l'écran,
    21,22
    Quelqu'un se tue pensant qu'il est trop grand,

    ~

    Quelqu'un, peut-il, si il vous, plait, m'expliquer,
    Pourquoi personne ne peut être totalement happy ?
    Pourquoi faut-il qu'on pleure une fois tout ça "terminé" ?
    Pourquoi, il n'y a que moi, qui voit, que rien n'est happy ?

    Mais aussi, explique-moi, pourquoi,
    J'ai tellement mal !
    Pourquoi est-ce que j'ai tout le temps froid ?
    Dites-moi, si il vous plait, ce que j'ai fait de mal...

    Je ne comprends pas, pourquoi ne puis-je pas avoir de Happy End ?
    Je veux un générique de fin pour le jour où je mourrais !
    Je déteste, les autres, moi, la vie, c'est un Dead End !
    Je sens que je suis en train de mourir, car personne ne m'aura rattrapée.

    ~

    Un fake dépressif qui sent important en retournant les internaute
    Il ne pense pas un seul mot de ce qu'il dit, mais personne ne le voit
    Les gens sont si aveugles que c'en deviens glauque.
    Il dit qu'il va se tuer, et on le crois...

    Une fille qui se dit vraie Yandere,
    Des gens la croient et l'admirent,
    Certains voient clair en son jeu et l'insultent,
    Mais au fond, qui a tord ? ça ne pourrais pas être pire ?

    Un groupe d'homophobes qui viennent emmerder un couple qui passait par là,
    Leur jetant carrément deux pierres car c'était deux garçons.
    Une ancienne Rolling Girl qui se défoule sur quelqu'un juste comme ça,
    Sans comprendre qu'elle aussi la traitre comme un pion.

    Une vraie "malade mentale" que personne ne crois,
    Une suicidaire qui n'a pas le courage de s'ôter la vie,
    Une victime de violence conjugale qui pense qu'elle n'a pas le choix,
    Qu'ainsi, elle doit passer toute sa vie.

    ~

    Quelqu'un peut me dire pourquoi j'ai toujours aussi froid,
    Qu'est-ce que c'est que d'être happy ?
    Pourquoi est-ce que ça fait si mal d'être moi ?
    Pourquoi est-ce que je ne peux pas, être aussi, happy ?

    J'aimerai, moi aussi, être happy
    Mais tout ça n'existe pas, n'est-ce pas ?
    Ce ne sont que des contes d'enfants qui disent que ça existe, être happy.
    Moi au fond, j'y croyais, mais je suis déjà las...

    Que quelqu'un, m'aide a cesser d'être, perpétuellement triste,
    Me montre qu'il est possible d'être happy,
    Que je n'ai pas besoin de mourir pour prouver que j'existe,
    Peut-être que ma mort rendra quelqu'un happy ?

    De toute façon tout est terminé.

    Tout le monde va finir par crever.

    (Ceci, c'est plutôt Unhappy)

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  • Description d'une malédiction inventée pour une histoire wattpad

    Nom : Malédiction Du Lys Fané

    Type : Malédiction

    Classe : Malédictions altérantes physiquement

    Formule : [Censuré]

    Coût en mana : 10g (plante) ~1kg (humain)

    Statut : Interdite

    Inventeur : ???

    Description :

    La Malédiction Du Lys Fané fait partie des malédiction interdites, celles dont l'utilisation enfreint la loi. Même les dieux répugnent à l'utiliser. Premièrement, cette malédiction est très coûteuse en mana : 10 g de mana pour une malédiction sur une plante, et presque 1kg de mana si lancée sur un être humain, et toujours une seule et unique fois. Cela suffirait déjà pour en faire une malédiction très peu recommandée à l'usage, mais son interdiction ne viens pas de son coût en mana mais de ses effets.

    Si une plante est touchée par la malédiction, certaines parties de celle-ci font pourrir ou se fâner, ou même tomber en miettes. La plante deviendra hautement toxique et pourra rendre malade les personnes qui respirerons trop longtemps son pollen si il s'agit d'une fleur ou d'une plante en produisant.

    Sur un être humain, les conséquences seront différentes et assez horrible. Le malheureux touché se retrouvera avec un oeil d'une autre couleur que le premier à la pupille anormalement étrécie et très peu sensible à la lumière, mais ne pouvant en revanche plus rien voir dans l'obscurité. Il y aura aussi une ou plusieurs veines saillantes sous cet œil et la peau rougira autour de cette/ces veines. Ils ne pleurerons plus que du sang. Les cheveux de l'être maudit pousseront jusqu'à une longueur aléatoire et sont à la fois épais et fragile : les couper est une épreuve, les arracher est facile bien que douloureux, mais ceux-ci repoussent en une journée. Les cheveux de la victime seront aussi ternes et raides.

    Le maudit sera également maigre, voir très maigre (certains, maigres à la base, se retrouvent même squelettiques) et trop manger lui provoquera des vomissements ou de douloureux maux de ventre. Les ongles ne pourrons pas poussez correctement, ils se casserons jusqu'au rose de façon inégale, ce qui n'est pas très très joli à voir. 

    Mais le pire, c'est certainement l'état de la peau de la pauvre victime : sur ses genoux, ses coudes et ses talons, il n'y aura presque pas de peau. Une seule fine couche rougeâtre qui saigne très facilement, tandis que les couches de peau tombent si facilement que trop tirer sur le bras d'une victime lui fait perdre des dizaines de cm² de sa couche de peau supérieure. La peau se fend et pèle aussi sur le bout des doigts et chaque autre articulations.

    Chaque douleur sera ressentie deux fois plus forte par l'être touché par la malédiction.

    Par les effets pour le moins horrible de la malédiction, et aussi par le fait qu'elle ne soit réversible que par la personne l'ayant jeté l'a value d'être classée parmi les malédictions interdites. La formule est aussi secrète en raison de ça.

     

    êtres connus touchés par cette malédiction : Rikumi Izayoi , Plante Test n°4738424, Plante Test n°67234673

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  • - Cliquez sur les images pour accéder à Wattpad et les lires dessus -

    Quelque Chose D'Insignifiant Ceux qui aimaient Trop Les Mots " Au Revoir" ~ Circus Monster ~

     

    Welcome To Cynthia EndlesS ∞ CrazY ∞ NighT Abstract Nonsense

     

    [Autres histoires sans couverture adéquate]

     

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  • Note : Je viens d'inventer le personnage qui parle, pour pouvoir introduire le perso de Kitsune (vous verrez bien qui c'est)

    L'histoire se déroule dans un monde qui a évolué différemment du notre (pas de covid par exemple) mais il y a beaucoup de similitudes.

    /!\ Scènes Choquantes /!\

    Aujourd'hui, pour mes 15 ans, mon grand-père a décidé de m'amener à un cirque, un cirque particulier parait-il . J'ai essayé de lui expliquer que j'étais trop grande et que ça allait me saouler, et je voulais profiter d'avoir ENFIN 15 ans pour m'inscrire sur le site de la fondation SCP, et ENFIN pouvoir écrire mes propres rapports et contribuer à ces sortes de creepypastas que j'aime tant. Mais non, mon grand-père a préféré m'emmener au Cirque.

    C'est pas que je l'aime pas, Grand-Père, mais c'est que je l'ai toujours trouvé un peu...enfin, bizarre. Quand je vais chez lui, je suis tout le temps mal à l'aise, même si quand j'étais petite j'était juste terrifiée. En fait, ce qui me fait me sentir mal, ce n'est pas le fait qu'il n'y a presque pas de réseau ou l'odeur de vieux, mais plutôt les dizaines d'animaux empaillés exposés un peu partout qui semblent me suivre du regard dès que je suis dans cette maison. D'habitude j'aime les trucs glauques et bizarres, mais là c'est...ça me rends mal à l'aise, car ces animaux ont déjà vécut, j'avais l'impression de me retrouver dans un cimetière d'animaux.

    "Tu vas voir Julie, tu vas adorer ce cirque, toi qui aime les choses bizarres !"

    Fit Grand-Père, je soupire, bien qu'intérieurement intriguée. Oui, j'aime les choses bizarres, mais y a pas de quoi en faire un plat. Les rapports SCPs me conviennent très bien. Le trajet en voiture se termine enfin, j'ai légèrement mal au cœur, fichu mal des transports. Je soupire : le cirque se trouve derrière une forêt qu'on doit traverser à pied SUPER. En tant que feignasse professionnelle, je n'aime pas marcher. Rester assise devant mon ordinateur me va très bien, mais on ne peut pas tout avoir dans la vie. Je suis donc mon grand-père qui lui n'a pas l'air d'être dérangé par la marche, malgré son âge avancé (76 ans quand même !) , mais après tout il continue de marcher chaque jour, donc ça doit être une habitude. Je soupire encore.

    Après avoir marché pendant une dizaine de minutes, j'entends enfin des rires et la musique caractéristiques du cirque. Bon, au moins on ne s'est pas perdu, c'est un bon point ! J'essaye d'être optimiste, mais pas mal de détails m'inquiète. Dans ce pays là, y a pas beaucoup d'interdits. Ces cirques pouvaient très bien maltraiter leurs animaux, personne en aurait rien à foutre.

    Je me stoppe net : et si les "trucs bizarres" c'était des animaux blessés et maltraités ? Oh merde ! Le pire c'est que Grand Père est vraiment dépourvu d'empathie envers les animaux, ayant été élevé dans une famille qui les considérait comme des meubles. Il n'a aussi jamais aimé grand-mère, car c'était un mariage arrangé. Je ne l'ai jamais connue, elle est morte quand maman - sa fille - avait 2 ans. Elle a été élevée par Grand-Père, elle aussi. En tout cas, grand-père est assez bizarre pour penser que voir des animaux se faire battre, ça me plairait. Mais non, pas du tout !

    Je reprends ma marche. Pas question de décevoir Grand-Père, sinon ma mère serait dans une colère noire. Résolue à voir des horreurs qui me traumatiseraient certainement pendant des mois, j'arrive derrière Grand-Père dans ce fameux Cirque, tête baissée. Puis je rassemble enfin mon courage pour lever la tête, avec un sourire forcé, vers l'entrée du cirque. Et ce que vois écrit sur la pancarte me glace le sang - c'est certainement pire que ce que j'imaginais. Je manque de vomir.

    Sur la pancarte, juste là, banalement, il y est écrit "Freak Show" . Putain...

    Je savais que malheureusement, ce genres de choses étaient encore autorisées, bien que cela semble absurde. C'est immoral, totalement même. C'est abject, abominable et plus encore...je n'ai même pas les mots pour décrire cette horreur alors que je n'ai encore rien vu de l'intérieur. 

    Une fois entrée, je réprime des tremblement, horrifiée par ce que mes yeux me montrent. Il y a des cages, et des personnes qui regardent à l'intérieur des cages. Je vois des petites filles qui se moquent d'un homme aux mains palmées, des petits garçons qui se moquent d'une femme avec un bec-de-lièvre. Il a aussi des adultes, qui eux aussi rient en e moquant des personnes dans les cages, qui semblent tristes, voir abattues, ou parfois complètement folles. Un group d'homme regarde une cage ou se trouve un "enfant sauvage" un garçon d'une dizaine d'années aux yeux fous, qui semble être battu. Un homme en costume le montre avec une canne. 

    Je manque de vomir, submergée par le dégout que m'inspirent, non pas les personnes présentes dans les cages, mais les gens qui les utilisent comme des bêtes de foire, alors qu'il s'agit d'êtres humains comme nous. Cette vison de cauchemar ne fait qu'empirer quand je vois que mon Grand-Père regarde les monstres d'un air curieux ou dégouté. Il me mène ensuite vers un endroit spécifique du cirque. étrangement, Il se fait saluer par des gens du personnels, puis arrive devant un chapiteau (le reste du cirque est en plein air...) qui est gardé par un vieil. Grand-Père dit :

    "Bonjour, Jean. Voici ma petite fille Julie. J'aimerai lui montrer le Renard Chanteur, tu veux bien, mon vieil ami ?

    - Bien sûr ! Que ferions-nous sans nos habitués ? Entre donc, tu payeras plus tard, et je te ferai un prix d'ami comme d'habitude."

    Quoi ?! Grand-Père habitué ? Non, ça ne peut pas être possible ! C'est un cauchemar ! Mais quand Grand-Père me prends par la main, comme une petite fille, pour rentrer dans le chapiteau la réalité de cette situation d'une horreur sans égal me rattrape, ça me fait encore plus mal que si 1000 aiguilles me transperçaient le corps. Mon esprit n'arrive même pas à comprendre toute l'horreur qui lui est montré, de façon si banale que c'en est plus terrifiant encore.

    On s'arrêtes devant une cage dans laquelle se trouve une fille, à peine plus âgée que moi. Elle a des bras poilus, ça doit être une malformation, un dysfonctionnement génétique. Ses poils sont d'un roux grisâtre, d'où le "renard" . Ses cheveux sont de la même couleur, et n'ont pas été coupés depuis des années. C'est aussi le cas de ses ongles, qui ressemblent à des griffes e mauvais état. Elle semble souffrir, et le reste de son corps est couvert de bandages. Son visage est en partie dissimulé par un masque de renard plus brun que roux, en mauvais état et véritablement cauchemardesque. Mais, derrière ce masque, j'aperçoit un œil gris et à l'endroit de l'œil gauche, un trou béant, comme si on lui avait crevé l'œil. Un homme près d'elle, à l'air fier, la présente :

    "Bonjour visiteurs ! Voici le Renard Chantant, notre 13ème monstre, aussi surnommée Kitsune. Elle est incroyablement hideuse n'est-ce pas ? C'est notre monstre le plus précieux ! Venez l'entendre utiliser sa belle voix !"

    Il utilise son bâton pour la frapper, elle sursaute. On aurait dit qu'elle était morte, tellement elle était abîmée et son regard, vide. L'homme fait :

    "Chante ! Aller, n'importe quoi, imbécile !"

    "Kitsune" s'exécute. Ce qu'elle chant me fais pleurer toutes les larmes de mon corps, intérieurement tout du moins. Moi j'étais morte de l'extérieur avec ce qui se passait devant mes yeux. Sa voix est magnifique, et exprime une telle détresse que je suis tentée de forcer le cadenas et de menacer l'homme pour la faire sortir.

    "Je veux juste mourir, seulement mourir, quelqu'un pourrais t-il m'aider à en finir ?"

    Chante-elle, entre deux phrases sans aucun sens. L'homme semble s'en foutre royalement, fier d'avoir un "monstre chanteur" .

    Kitsune continue de chanter, les paroles de la chanson étant incompréhensibles ou sans aucun sens, comme si elle avait perdu la tête. Je finis par lâcher une larme, après des efforts colossaux pour retenir l'avalanche d'émotions dans mon esprit.

    "Quelqu'un souhaite-t-il que je reste vivante ? Mon corps n'est-il qu'un simple objet d'épouvante ?"

    J'entends cette phrase, bien plus sensée que tout ce qu'il se trouve ici, entre deux phrases distordues et décousues. Je fixe Kitsune, en pleurs. Elle semble vouloir me faire passer ce message que j'ai déjà compris...

    "C'est si douloureux, et cela n'aura jamais de fin..."

    Je sais. Je suis désolée. J'aimerai te dire que je compatis. Mais je ne suis pas capable de comprendre ta souffrance. Ce serait égoïste de prétendre le contraire.

    "Mais nous continuons, dans ce cirque qui nous est dédié, souffrant pour l'éternité !"

    Pardon. Je ne peux rien faire. Je ne peux pas te sortir de là. Je ne suis qu'une adolescente insignifiante.

    "Mais cet enfer nous n'y échapperons pas, pour nous cette vie est le seul choix !"

    J'aimerai t'aider. Mais je ne peux pas. Mais sache que je ne t'oublierai jamais. Et je me rappellerai toujours de toi en tant qu'être humain en détresse.

    "Pourquoi-donc me regardez-vous comme ça ? Cette souffrance vous ne la comprenez pas ?"

    Elle s'arrêtes d'un coup. L'homme, qui discutait avec Grand-Père sans écouter pendant que je contemplais le "spectacle", impuissante, se retourne, la frappe avec son bâton, puis lui hurle :

    "Pourquoi tu t'arrêtes, le monstre ? Continue immédiatement !"

    La seule réponse de Kitsune fut un hurlement déchirant, accompagné d'un :

    "TUEZ-MOI, JE VEUX MOURRIR !!!"

    Avant de s'écrouler au sol. Lhomme nous fait partir, en s'excusant du "dysfonctionnement" et disant qu'il va la réveiller. Grand-Père me fait sortir du cirque, l'air heureux de m'avoir montré ça. 

    Mais moi je sais.

    Je sais qui est le monstre dans cette histoire.

    Ce ne sont pas les gens derrière les barreaux.

    Ce ne sont pas ceux qui rient sans comprendre leur détresse, qui pensent que c'est normal.

    C'est ceux qui organisent ces spectacles.

    Ou ceux qui, comme moi, voient l'horreur mais n'en font rien.

    Pardon Kitsune.

    Pardon tout le monde.

    Je me rappellerai toujours de vous.

    J'espère que vous pourrez connaitre le repos.


     Nombre de mots : 1659

    Inspiration -> Dark Wood Circus french cover by Poucet. Certaines phrases viennent de la chanson.

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